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20 Mai 2012, St Bernardin

Le monde d'une (ex)P1

Mises à jour

Le mental Article 26/07/2009

Vous êtes en retard sur votre planning ? Ne vous stressez pas, c'est normal d'avoir un peu de retard, tant que ça reste de l'ordre de un ou deux chapitres par matière.


Si vous avez plus de retard que ça, c'est que ça s'accumule. Prennez-vous en main quand vous vous en rendez compte, sinon ça va s'accumuler encore plus, et pour rattraper c'est chaud.


Tout le monde va vous dire que si vous prennez trop de retard c'est foutu. Je vous dirai que si vous prennez trop de retard mais que vous savez vous prendre en main et vous passer de deux heures de sommeil chaque nuit vous aurez tôt fait de rattraper votre retard. En gros : allongez vos journées.


J'ai commencé l'année très bien, aucun retard dans aucune matière. Petit à petit j'ai pris mes marques et je travaillais la shs par périodes. par exemple un soir en rentrant du tutorat (à 10h) je me suis assise à mon bureau, j'ai ouvert mes cours de shs, et j'ai bossé jusque 3h du matin, quasiment non-stop (la seule pause que je me suis faite était pour boire et manger quelque chose). J'avais 60pages de retard, mais comme ce soir là j'étais motivée (sinon j'aurais pas tenu aussi longtemps), j'en ai avalé 50. J'ai dormi que 3h30 cette nuit là, mais le lendemain avec quelques café l'après-midi s'est très bien passé (et je me suis écroulée le soir comme une masse en rentrant chez moi, mais ça fait du bien aussi, de toute façon travailler après 10h du soir c'était pas une bonne idée pour moi la plupart du temps).


Autre exemple : d'après le planning de notre tutorat, on devait apprendre un chapitre par jour en anatomie. Début décembre, j'ai eu beaucoup de mal avec un chapitre (particulièrement déplaisant à apprendre, pas que pour moi [ça, je l'ai appris en avril]) et ça m'a tellement démotivée que j'ai bossé autre chose. J'ai pas fait d'anat du tout en décembre, ni jusque mi-janvier (notre concours). comme sur le planning nos tuteurs avaient prévu quelques pauses dans cette matière (on la présentait pas en janvier), j'avais un peu plus d'un mois de retard. En me levant à 4h30 tous les matins, j'ai réussi à être à jour début février (vers le 2 ou le 3, pas plus tard). J'ai repris un mois et demi de retard après, par flemme plus qu'autre chose, que j'ai rattrapé de la même manière (j'ai mis un peu plus longtemps, mais qu'importe).


Tout ça pour vous dire de ne pas vous démoraliser parce que vous avez du retard. Faut faire des sacrifices (c'est pas forcément un plaisir de se lever tous les matins à 4h30 pour bosser son anat') mais ça en vaut la peine.


Tout est dans la tête : soit vous vous dites que vous y arriverez jamais (que ce soit à cause d'un retard ou autre) et dans ce cas là vous avez peu de chances d'y arriver. Soit vous vous dites que "de toute façon c'est comme ça, j'aurai ma p1, c'est même pas imaginable que ce soit autrement" et là vous partez avec la bonne mentalité et énormément (plus) de chances d'y arriver. Alors oui, parfois on doute, mais il faut se dire qu'on est fait pour ce métier, qu'on se voit pas faire autre chose, alors que c'est obligé, on l'aura, et on se remet à bosser.

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J'kaz !
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Dimanche 26 Juillet 2009Poster un commentaire

J'en ai déjà parlé, mais je me dis qu'il vaut mieux se répéter.



1. Les pauses en temps normal

En temps normal (comprendre : tous les jours) les pauses doivent rester des pauses. A vous de vous organiser, de voir comment vous êtes le plus efficace possible (toujours raisonner en termes d'efficacité). Si vous avez besoin d'une pause toutes les heures, ne vous dites pas "ouah nan mais c'est la honte, je suis le seul à sortir de la bu toutes les heures". On s'en moque des autres, ce concours c'est vous qui le passez (bon, d'accord, eux aussi, mais eux le passent pour eux, pas pour vous).
Alors bon, si vous faites des pauses toutes les heures, prennez cinq minutes, le temps d'écouter une ou deux chansons, d'envoyer un sms ou de boire un café.

En fait, plus vous espacez vos pauses, plus vous aurez besoin de plus de temps de pause. Ca parait logique, et de toute façon vous le sentirez. Restez à l'écoute de votre corps, quand vous sentez que vous décrochez, que vous commencez à regarder les oiseaux par la fenêtre, que votre patella vous amène à penser à des trucs de votre vie quotidienne, laissez tomber vos cours trois minutes, allez prendre l'air, pensez à autre chose.

Faire des pauses "dans la BU" c'est pas une super idée. Bougez vous un peu, prennez l'air frais. Idem si vous bossez chez vous, faites vous un coin bureau où vous bossez, et essayez de ne pas laisser vos cours empiéter sur le reste de votre appart (difficile avec les appart de 9m² je vous le concède) à moins d'avoir besoin de voir vos cours tout le temps pour mieux les mémoriser (cf cet article, le n°6).

Perso, quand je bossais chez moi, je faisais des pauses moins souvent, mais pendant mes pauses je sortais de mon appart', et j'allais marcher un peu. A vous de voir ce dont vous avez besoin pour vous relaxer, vous reposer, vous changer les idées.


2. Les pauses hebdomadaires

Ca n'inclut pas les courses et le ménage. Pendant une pause, vous faites ce que vous aimez, ce que vous voulez. Si vous êtes crevés, rien ne vous empêche de dormir,et même il vaut mieux, mais gardez vous quand même un peu de temps pour faire autre chose.

Ceci dit, si vous mettez 3h à faire vos courses, alors oui, ça inclut vos courses.

Pendant le week-end, gardez-vous une journée (certains préfèrent le samedi, d'autre le dimanche) pendant laquelle vous ne pensez même pas à vos cours.

Perso je me levais à 8h le samedi (grasse matinée), je bossais de 8h (ou 8h30 /9h, selon si je travaillais chez moi ou à la BU) à midi, je me dépêchais de manger et de faire mes courses, et après j'allais en ville l'après-midi. Le dimanche je me levais souvent à onze heures ou midi, et le temps d'émerger vraiment, je me mettais à bosser vers 4h, pour arrêter à 8h.

J'ai aussi fait parfois travailler tout le samedi, parce que le dimanche les BU et autres médiathèques sont fermées, et c'était une période où je n'arrivais plus du tout à travailler chez moi. Je me faisais 8h30/10h30 : BU, 11h/13h (voire 14h quand j'étais vraiment motivée) : médiathèque, 13h/13h30 pause sandwiche, 13h30/18h : médiathèque, et 18h/19h je flânais en ville (j'allais souvent à la fnac, m'acheter soit un livre soit un dvd pour le soir).

En bref je travaillais à peu près 9h par week-end, quand j'étais dans mon appart. Quand je rentrais chez mes parents je bossais 4h le samedi matin (3h de train et je travaillais un peu avant) et 3h le dimanche soir (3h de train). Je pense qu'il n'est pas nécessaire de travailler plus, parce que comme ça on peut s'aérer un peu la tête, penser à autre chose, et être plus efficace pendant la semaine que si on ne s'arrête pas le week-end.


A la fin de l'année par contre je me faisais une pause comme ça toutes les semaine et demi. C'est à dire que je faisais rien un dimanche, je laisais passer une semaine et demi, je faisais rien le mercredi, etc etc. ça me permettait de rester efficace tout en espaçant mes pauses (j'aurais pas tenu avec une pause toutes les deux semaines, mais après c'est chacun son truc, c'est selon vous qu'il faut voir ce genre de choses)


3. les pauses annuelles

Parce que y'en faut bien, sinon vous allez craquer.

J'ai nommé Noël et Nouvel An. Interdiction totale et absolue de travailler ces deux jours là (même si c'est juste avant la session de janvier), sinon vous allez avoir le moral dans les chaussettes.

J'ai nommé deux ou trois grosses fêtes dans l'année (couchés à 6h du mat', mais on n'oublie pas pour autant de se lever à 6h30 pour aller en cours le lendemain matin...), en plus évidemment de la soirée post-concours de janvier (et celle de juin, mais celle là la p1 sera finie donc hein...)

J'ai nommé aussi une ou deux soirées entre potes qui s'éternisent jusque 2h du mat' (heure de fermeture des bars ;)) (après ça peut aussi être votre samedi soir, votre pause hebdomadaire, ça dépend de ce que vous aimez faire pendant votre temps libre, perso je lisais ou regardais un dvd, mais chacun son truc)

Répartissez tout ça sur neuf mois, et vous verrez que c'est faisable de faire un peu la fête en P1.

Egalement : après la session de janvier : soufflez un jour ou deux, et remettez-vous y !! nous on avait eu 4jours et demi, j'ai rien fait pendant tout ce temps là, j'ai eu beaucoup de mal à m'y remettre après.



4. Vous avez BESOIN de pauses

Avant d'entrer en P1, j'avais regardé un peu sur les forums, sur des sites internet, pour voir ce que les gens disaient de la P1, voir si c'était aussi dur que ce que tout le monde disait (ça me faisait flipper, j'avais jamais prévu d'entrer en médecine, au contraire je voulais absolument l'éviter. ceci dit j'ai pas eu le choix pour faire ce que je voulais, donc voilà).

J'étais tombée sur des témoignages de gens qui disaient que "la p1 c'est la mort", que les pauses se font au compte goutte, qu'en plus on fait sa pause juste pour avoir bonne conscience et que pendant ce temps là on stresse, on se dit qu'on est en train de perdre des places, et bla et bla et bla...

FOUTAISES !! je crois que je me répète, j'en suis sûre même, mais faire des pauses c'est primordial. Et faire une pause en culpabilisant c'est pas faire une pause, c'est une pause qui sert à rien (et dans ce cas là EFFECTIVEMENT vous aurez vraiment perdu votre temps). Faire une pause c'est censé vous détresser, vous calmer, pas vous stresser encore plus parce que "oh mon dieu je viens de perdre cinq minutes de mon temps à ne rien faire... oh mon dieu, six places qui me sont passées sous le nez..."

si vous commencez à raisonner comme ça, vous tiendrez jamais les neuf mois.

Je dis pas qu'il faut faire des pauses à outrance, loin de là, mais il faut arrêter de culpabiliser à propos de tout et de n'importe quoi. On peut très bien faire des pauses, se sentir bien dans ses baskets, et être à jour sur le programme (à deux chapitres près, mais du moment que votre retard ne s'accumule pas il n'y a pas de problème).

Idem, certains prônent les affiches sur la porte des WC, d'autres se récitent (soit disant hein, c'est toujours des "on dit") leur cours sous la douche... perso la douche c'était un moment de pause, un moment où je ne pensais absolument plus à rien, le matin juste avant d'attaquer la journée, ou le soir quand on n'en peut plus, ça fait un bien fou. Quant aux WC... j'ai jamais été partisanne d'apprendre des choses aux WC, on n'y reste jamais assez longtemps pour lire quoi que ce soit. Au pire ça fait une micro pause pendant l'heure de travail, et après ? c'est pas la mort non plus, vous allez pas aux toilettes cinquante fois dans la journée (à moins d'avoir le bol ed vous être chopé une gastro).


Voilà, je pense avoir à peu près tout dit des pauses =)

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J'kaz !
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Dimanche 26 Juillet 2009Poster un commentaire

L'anat, la matière qui fait le plus "médecine" au début, celle que tout le monde vous dira "c'est chaud à retenir". La matière qui fait peur, parfois.


Y'en a qui auront 80 voire 90/100 dès le début de l'année, qui vont s'y maintenir et qui vont tout casser au concours. Bon, soit. Mais c'est pas une grande majorité des gens, vous minez pas avec ça, c'est possible d'avoir une bonne note au concours alors qu'on se ramassait des sales notes aux colles.


Le principal dans cette matière, c'est d'après moi de voir qu'on progresse, qu'on retient de ses erreurs. Si vous faites un QCM sur lequel vous vous trompez, et que vous vous trompez toujours la quatrième fois que vous revenez dessus, il y a un problème (de compréhension, parfois, bêtement).


Un truc à retenir (principalement pour l'anat, mais aussi pour toutes les autres matières) : ne pas se décourager, ne pas abandonner. ça veut pas rentrer aujourd'hui, ça finira bien par rentrer à force de revoir (souvent de réapprendre) les cours.

Parce que c'est frustrant, d'apprendre son chapitre, de le connaître correctement, et quand on revient dessus le week-end se rendre compte qu'en fait non on ne le connait pas, et qu'il faut carrément l'apprendre à nouveau. Mais au fur et à mesure des relectures ça va rentrer. Vous stressez pas comme un malade en vous disant que vous n'y arriverez jamais, le concours c'est pas en novembre !!


Pour apprendre l'anat', il faut se servir de sa mémoire visuelle. Faire des schémas, utiliser ceux trouvés dans des livres (attention dans ce cas à ce que ça concorde avec le cours de votre prof... c'est pas toujours évident), ne pas hésiter à mettre des légendes qui vous semblent tout à fait logiques (par exemple ne pas confondre la ligne et la crête intertrochantérique. si la 1ere est devant, la 2de est derrière. or, on a tendance (en tout cas J'avais tendance) à ne mettre que "intertroch" sur ma légende, et j'ai appris fin mai que ce n'était pas la même chose...).

Pour vos schémas, faites simple et clair. Vous devrez pouvoir le refaire rapidement le jour du concours sur votre brouillon, et ce jour là vous ne vous amuserez pas à dessiner toutes les petites aspérités des os. (Attention cependant : je me suis trompée au concours sur l'orientation de la cavité glénoïdale de la scapula [ohla, les primants, on s'affole pas sur des mots qu'on ne comprend pas pour l'instant !!] parce que j'avais mal refait mon schéma...)


La partie de l'anatomie que j'ai trouvé la plus dure à apprendre était le pelvis. On avait relativement peu de cours, mais il y a plein de rapports et j'arrivais pas à visualiser. j'avais du mal à faire des schémas parce que dans le pelvis, c'est pas seulement à droite/gauche, c'est aussi devant/derrière, et faire 15schémas pour la même chose je m'y perdais un peu.

Au final j'ai fait des schémas en "transparence", en mettant en pointillé ce qui était derrière. Ca peut paraitre con, dit comme ça, mais j'ai mis pas mal de temps à penser à faire ça, alors je me dis que ça peut en aider quelques uns.


Pour les angles à apprendre (j'ai cru que j'allais brûler mon livre d'anatomie, début juin, à cause d'eux), faites des tableaux. C'est chiant à apprendre, mais les angles se ressemblent souvent d'une articulation à l'autre, ou d'un os à l'autre (je pense à l'humerus et au femur, pour ceux qui ont déjà mis le nez dedans). Idem : le dos. Je ne sais pas si toutes les facs l'ont dans leur programme, mais nous on l'avait. faire un tableau avec les valeurs permet de bien les mémoriser (attention, l'angle total du mouvement ne correspond pas à la somme de toutes les articulations).


N'hésitez pas à utiliser vos crayons de couleurs, fluos et autres, mais utilisez-les de façon intelligente : ça sert à rien de mettre chaque insertion musculaire d'une couleur différente, vous allez plus vous y perdre qu'autre chose. Choisissez par exemple de mettre tous les muscles en rouge, les tendons en vert, la vessie, l'urètre et l'uretère en jaune, le côlon, rectum (et autres) en marron, les contours des os en noir, les veines en bleu, les artères en rouge. (ça c'était mes codes de couleur. vous pouvez en prendre d'autres, mais je les trouvais assez représentatifs du contenu)


N'hésitez pas aussi à poser des questions à vos amis, que ce soit pour l'anat' ou pour une autre matière. Je me suis battue avec les ligaments de l'articulation coxo-fémorale pendant 5minutes avec une amie, et un ami qui était là à ce moment là m'a dit merci pour ça en sortant du concours : il s'est souvenu qu'on s'était prit la tête à propos de ça, et que donc c'était comme ça et pas comme ça. On a tendance à retenir des choses qui nous intéressent, et en général les conversations sont plutôt bien retenues, donc ça peut aider.


Je crois que je me suis assez répétée dans cet article pour que vous ayez compris que l'anat' ça s'apprend avec le texte, mais aussi et surtout avec des schémas. de préférence des schémas que vous faites vous-même, et refaites, que ce soit mentalement ou sur une ardoise, des feuilles, ou simplement avec la pointe de votre couteau sur la nappe si vous vous ennuyez à votre repas de noël (mais uniquement si vous vos ennuyez, ce jour là normalement on révise pas ;))


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J'kaz !
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Dimanche 26 Juillet 2009Poster un commentaire

Parce que le mental c'est très important.


Perso, je pratique un sport de combat. Ca m'a aidée au niveau mental, je savais dans quel état d'esprit me mettre quand je sentais que je commençais à flancher.

Malheureusement je ne peux pas vous aider, c'est chacun son truc ici. Pour certains ça va être de se dire qu'ils vont tous les écrabouiller, pour d'autre ça va être de se dire que leur famille va être fière d'eux, etc. en bref : ce sont vos motivations qui jouent le rôle prépondérant ici. Ca peut être des trucs que tout le monde va trouver totalement ridicule (le rêve de finir major, par exemple, même si on sait qu'on n'est pas de ceux qui ont des capacités énormes, ça influence à travailler plus), on s'en moque, ce sont vos motivations, c'est ce qui va vous pousser vers l'avant.


Alors oui, il y a des jours où on flanche. Mais ces jours là, votre famille et vos amis (les vrais) seront là pour vous.

La première fois que j'ai flanché je me suis tournée vers une fille avec qui j'étais 24h/24 en terminale (enfin, presque), avec qui je m'entendais super bien, et que j'étais sûre qu'elle serait là pour moi en cas de coup dur. Le coup dur, sur le coup, ça n'a pas été de douter de mes capacités de réussir, ça a été de me prendre un "mais si tu y arriveras, t'inquiètes ! bon, au fait sinon je voulais te demander, j'ai un problème avec mon chéri, ça fait douze heures qu'il m'a pas répondu, j'commence à m'inquiéter, ...". Ca, c'est pas une vraie amie.

Début décembre, juste avant le 1er concours blanc, j'étais tellement sûre de ne pas y arriver que j'ai craqué, j'étais désespérée, et à tel point qu'une amie (une vraie) m'a finallement dit (après 4bonnes heures de lamentations au téléphone, de "oui mais nan parce que je fonctionne comme ça et j'ai déjà essayé de changer j'y arrive pas,...") de me renseigner sur d'autres métiers qui me plairaient. J'y ai pensé toute la nuit. Impossible de trouver un métier qui me plaisait plus. Celui là, c'était le summum, c'était l'Ideal, c'était LUI. ça m'a motivée. ça m'a gonflée à bloc, et si c'est la période où je me suis arrêtée de bosser mon anat' (cf cet article) c'est aussi la période où je me suis vraiment mise à bosser ma biochimie (matière que je détestais, que j'ai à nouveau abandonnée après la session de janvier, pour m'y remettre trois semaines avant la session de juin), ce qui m'a sauvé (j'ai eu une sale note en bioch', mais les trois points qui m'ont permis d'avoir mon concours, je les ai eu là).


Trouvez la motivation n'importe où (ça peut être une promesse d'un ami de vous botter les fesses la prochaine fois que vous vous voyez si vous avez pas bossé, ça peut être la promesse d'une soirée avec votre chéri si vous avez bossé, etc. la carotte qui fait avancer l'âne quoi.), reposez-vous sur vos amis et votre famille, et demandez-leur un répit pour ce qui est de vous occuper de leurs problèmes (perso ma soeur stressait à mort pour un truc [les 3/4 du temps pour rien, je précise], et tous les soirs elle me stressait pour ça aussi, tous les soirs j'étais en train de la calmer. comme j'avais assez de mes problèmes de P1 à gérer, je l'ai envoyé voir ailleurs si j'y étais.). Votre famille comprendra, quant à vos amis, ceux qui ne comprennent pas ne sont pas vraiment des amis (bon, après si votre meilleure amie veut se suicider, ou quelque autre gravité du genre, allez-y, prennez votre journée. Mais si c'est des gens qui stressent pour rien [genre la fille qui panique parce que son copain lui a pas répondu depuis 12h... c'est bon, qu'elle le laisse respirer et puis basta], des gens qui se servent juste de vous, envoyez-les balader [avec tact], vous n'avez pas que ça à faire).


Quand je dis d'envoyer balader les gens, ça peut vous paraître pas sympa. Mais c'était mon problème : j'étais "trop" gentille (même si j'aime pas cette expression, je ne vois pas comment dire autrement), je me laissais marcher sur les pieds, j'étais là pour (à peu près) tout le monde, tout le temps. dès que quelqu'un avait besoin de mon aide au lycée je faisais ce que je pouvais pour l'aider (enfin bon, ça a du bon, parce que du coup ça m'a permit d'enrichir mon CV)

Pendant ma P1, les gens continuaient de m'envoyer des textos dont la réponse me semblait tellement évidente que j'ai fini par engueuler l'expéditrice, qui me faisait chier toutes les cinq minutes (comment voulez-vous bosser quand votre portable vibre toutes les cinq minutes ? l'éteindre, je veux bien, mais après en plus je me faisais engueuler de pas avoir été là pour elle...). Ceux là, soit ce ne sont pas des vrais amis mais uniquement des gens qui se servent de votre gentillesse, ils y reviendront peut-être une fois mais pas deux, soit ce sont des vrais amis, ils comprendront et arrêteront de vous embêter pour rien (enfin, arrêtont... presque, mais du moment que vous ne vous faites pas bipper parce que ça fait dix minutes que vous avez reçu un message auquel vous n'avez toujours pas répondu, c'est vivable).


Pour info, une de mes connaissances n'a pas su faire abstraction des demandes de sa petite soeur ("tu m'aides pour les maths ? ça je sais pas comment on fait...") quand elle aurait tout aussi bien pu embêter ses propres amis, à son père, ou encore trouver des réponses sur internet. Mais juste parce qu'elle avait la flemme de chercher de par elle-même, il a passé quelques soirées à lui expliquer des exos de maths. Et il était comme ça avec tous ses amis (ceux qui étaient en fac c'était plus compliqué puisqu'il ne suivait pas les mêmes cours, mais ça ne les empêchaient pas. Quant à ceux qui avaient doublé, ils abusaient carrément). Il double sa P1 parce qu'il n'a pas eu assez de temps pour bosser correctement.


A méditer...

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Dimanche 26 Juillet 2009Poster un commentaire

Alors voilà, vous vous êtes renseignés un peu partout, et vous vous êtes rendus compte qu'en P1, ceux qui l'ont sans passer par une boîte privée ou un tutorat qui donnent des cours le soir sont plus que rares. Je ne sais pas si c'est parce que les gens en ont réellement besoin ou si c'est parce que personne ne veut tenter. Néanmoins, les tutorats ont été créés parce qu'avec les boîtes privées, la sélection se faisait par l'argent, donc je suppose qu'on en a réellement besoin...


L'opposition entre les deux est un débat qui sera éternellement ouvert, et je ne compte pas prendre position.


Voici donc simplement les points positifs et négatifs de chaque, selon mon point de vue (certes c'est subjectif, mais je pense avoir en vue à peu près tous les arguments opposables, d'un côté comme de l'autre) :


- Ecurie privée
j'auraimap1j'auraimap1les + :
j'auraimap1*vous êtes obligé d'aller en cours (pas question de sécher le soir, qu'il fasse un temps pourri, un grand soleil, que vous soyiez fatigué, exténué ou pire)
j'auraimap1*les cours sont assurés par des profs, et non par des étudiants, donc ils savent où ils vont en ce qui concerne les exercices, je pense surtout à la biochimie.
j'auraimap1*vous aurez des devoirs à faire à la maison, vous aurez des devoirs surveillés, et à tout ça vous tâcherez toujours d'avoir les meilleures notes possibles car des bulletins sont envoyés à vos parents (et je ne sais pas vous, mais personnellement mes parents ne m'auraient pas payé ce genre de truc et me laisser ne pas bosser...) donc que vous le vouliez ou non vous finirez quand même par vous améliorer
j'auraimap1*vous commencez avant la rentrée officielle (à savoir que vous aurez déjà des devoirs maisons à renvoyer fin juillet, en règle générale, mais renseignez-vous plus précisément) (ceci dit, neuf mois, c'est éprouvant... est-ce vraiment un point positif que de faire 10 ou 11mois au lieu de 9, à ce rythme ??)
j'auraimap1*ils proposent (parfois ?) une année préparatoire à la première année de médecine.

j'auraimap1j'auraimap1les - :
j'auraimap1*ce qui m'a plus que rebuté : le prix. Environ 2/5000euros l'année. Si vos parents peuvent se le permettre, pourquoi pas...
j'auraimap1*les profs de l'université ne sont pas censés privilégier un étudiant par rapport à un autre, car il s'agit d'un concours et non un examen. Par conséquent, ils ne donnent pas d'informations sur leurs cours aux boîtes privées, et les étudiants qui y sont sortent parfois de telles aberrations (provenant de leurs cours privés) qu'on s'est déjà demandé si le prof n'était pas sur le point de faire une crise cardiaque... (petit rappel : les profs réalisent le concours sur leur cours... ils s'en moquent des livres que vous avez pu ouvrir à côté) à méditer donc...
j'auraimap1*le côté trop "lycée", trop cadré. Ca peut être un atout pour certains, ça peut être pénalisant pour d'autres. (obligez moi à travailler et je ne vais plus rien faire)
j'auraimap1*vous êtes obligé d'aller en cours (et je ne le mets pas dans les côtés négatifs pour vous faire plaisir) : il y a des cours qui ne servent pas à grand chose. Je n'en ai pas séché beaucoup (c'est évidemment à éviter), mais les séances questions pendant lesquelles vous ne faites qu'attendre que le temps passe, ce n'est pas toujours une bonne idée. mieux vaut rentrer bosser chez soi.
j'auraimap1*vous commencez avant la rentrée officielle... neuf mois, à un rythme de P1, c'est long. Je sais que quand on ne connait pas, on a du mal à se l'imaginer. Que même quand on connait depuis trois mois, ça va. Mais quoi qu'il en soit, on est contents de voir le mois de juin pointer le bout de son nez. Commencer deux mois avant ne sert à rien si vous lâchez un mois avant le concours.
j'auraimap1*l'année préparatoire à la première année de médecine peut s'avérer bénéfique pour certains, mais totalement inutile pour d'autres. Réfléchissez-y bien, vous risqueriez de perdre un an pour rien. Les études de médecine sont déjà bien assez longues !!


- le tutorat
j'auraimap1j'auraimap1les + :
j'auraimap1*le prix : je pense qu'il dépend des tutorats. Mais comme les cours sont réalisés par des étudiants bénévoles, c'est forcément beaucoup moins cher. Personnellement ça m'a coûté entre 50 et 60euros pour l'année.
j'auraimap1*le fait que ce soit fait par des étudiants : généralement des 2eme années, ou des 1ere année de kiné, mais tout dépend des facs. Il y règne une bonne ambiance. Ils étaient à notre place l'année passée (ou celle d'avant) et savent ce qu'on ressent. Ils ne nous considèrent pas comme une façon d'obtenir du fric (puisqu'ils sont bénévoles), et peuvent nous donner des conseils sur tout ce qui touche (ou pas) à la P1, nous remotivent quand ça ne va pas, ... (et nous disent aussi ce dont se foutent royalement les profs, même s'il est vrai qu'il ne vaut mieux pas toujours s'y fier)
j'auraimap1*toujours le fait que ce soient des étudiants qui s'en chargent : ils connaissent les cours des profs, au mot près parfois (souvent). Certes, les profs changent un peu leurs cours d'une année sur l'autre, mais ce ne sont que des détails qu'il est souvent facile de comprendre de par soi-même (et si ça n'est pas le cas, les tuteurs plancheront sur le sujet pour vous donner une réponse satisfaisante).
j'auraimap1*le fait d'être libre d'aller aux cours (permet de faire une sélection parmi ce dont vous avez besoin, mais en règle générale évitez, et tentez au moins une fois, pour voir. Ne boudez pas les cours d'anatomie, les mémo et autres schémas que peuvent vous donner les tuteurs vous seront souvent d'une aide précieuse), de ne pas avoir tout le temps quelqu'un sur votre dos en train de vous faire culpabiliser... certes, celà demande une certaine prise en main de votre part, mais parfois c'est ce dont on a besoin.

j'auraimap1j'auraimap1Les - :
j'auraimap1*Ce ne sont que des étudiants, des erreurs sont présentes (plus ou moins souvent selon les matières et les tuteurs, mais ça reste vivable en général) dans les corrections, les QCM ne sont pas forcément toujours de type concours, et pour certains exos de biochimie il faut être dans la tête du tuteur qui a conçu le problème pour pouvoir le résoudre.
j'auraimap1*La liberté est grande, il faut savoir doser, se comporter en adulte, se souvenir que c'est de son avenir dont il est question. Ne montez pas sur vos grands chevaux, on a 18ans, et c'est dur de ne pas se laisser entrainer par les amis qui ne sont pas en médecine... surtout quand on a son propre appartement et plus de compte à rendre à papa/maman sur les sorties ;)
j'auraimap1*Les tutorats évoluent, mais la qualité dépend énormément de la ville (et parfois de la promo). Les organisations sont différentes, et j'ai eu la chance d'être à Poitiers, l'un des deux meilleurs (ou le meilleur, je ne sais plus exactement, mais peu importe) de France. On avait deux heures de cours tous les soirs (une matière par soir), avec deux colles tous les vendredi ; la fac laisse les locaux à disposition des étudiants le soir (confiance énorme, car il y a beaucoup de matériel qui pourrait être volé, abîmé, etc et ce n'est pas toutes les fac qui ont une telle confiance en leurs étudiants). A côté de ça, j'ai parlé avec une amie qui est sur Nantes et qui était également au tutorat : ils avaient tutorat uniquement un jour par semaine, avec une colle le midi et sa correction le soir (et apparemment l'ambiance inter-promo y était même moins bonne qu'à Poitiers). Renseignez-vous sur les forums sur la façon dont se déroule le tutorat, les statistiques (le pourcentage parmi ceux qui ont leur concours et qui étaient au tutorat par rapport au nombre d'étudiants qui ont leur concours. Pour info, à Poitiers, 70% de ceux qui ont leur concours étaient au tutorat, et ces dernières années [je ne sais pas pour 2009] le major était au tutorat)

[petite remarque comme ça, en passant : les chiffres, on leur fait dire ce que l'on veut. c'est pour ça que le sujet est toujours en débat, que ça ne cesse jamais : parce qu'il n'est pas véritablement possible de comparer les 2systèmes par des preuves. dans les prépa privées, il y a souvent moins de personnes que le numerus clausus, donc c'est facile pour eux d'avoir 70% de leurs élèves qui passent en P2 [sachant aussi qu'ils font souvent une sélection avant d'accepter les candidatures], alors que dans les tutorats il y a quoi, 800inscrits ? donc max 25% d'entre eux sont pris au concours.]

[2e petite remarque : j'ai donné aussi une précision en ce qui concerne le major, mais comme certains l'ont si bien dit sur le forum local de Poitiers, le major aurait réussi quoi qu'il prenne.]

 

Quelque soit votre choix, ce sera de toute façon à vous de fournir l'effort d'apprendre votre cours. Notre prof de Sciences Humaines et Sociales nous a dit au début de l'année que la seule façon d'expliquer notre succès/échec était notre relation au travail. Même s'il arrive que certains travaillent énormément pour ne pas voir les résultats (à ceux-ci : revoyez votre méthode de travail !!) il a raison. Ce n'est pas parce que vous avez toujours eu des bonnes notes sans travailler que vous aurez votre P1 en vous roulant les pouces !

Tags associés : Ecurie, tutorat

J'kaz !
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Mercredi 08 Juillet 2009Poster un commentaire
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